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29/08/2006

Sandy THOM, une artiste qui a su exploiter internet

medium_module-bg.2.jpgI wish i was a punk rocker with flowers in my hair... cela ne vous dit rien ? ca passe en boucle sur pas mal de radio et personnellement, j'aime vraiment. Sauf que je me demandais à chaque fois qui cela pouvait bien être. Je vous évite la recherche, il s'agit de Sandy Thom.


Le plus extraordinaire, c'est le parcours de cette jeune artiste de 24 ans. Du 24 février au 16 mars, elle organise une série de 21 concerts dans son salon avec ses musiciens qu'elle retransmet sur internet par webcam. Elle s'appuie sur son Myspace pour faire connaitre sa démarche. Evidemment, l'audience est confidentielle mais petit à petit, le bouche a oreille fonctionne et elle va reunir jusqu'à 70 000 personnes soit 100 000 en tout !

 

Dans le lot, quelques majors dont RCA/SonyBMG avec qui elle va signer. Depuis, elle passe sur les ondes un peu partout et son album sort en France le 12 septembre. Si vous ne tenez pas jusque la, il est disponible ici.

Commentaires

Et voilà ! MySpace a encore frappé. Depuis que les Arctic Monkeys avaient utilisés MySpace pour se faire connaître, et encore ce n'était qu'accessoire, vu qu'ils ont surtout énormément tournés dans des pubs et des petites salles, le portail est devenu :

1) le territoire de chasse de prédilection des D.A de maisons de disques, que ça dispense d'aller voir et écouter où ça se passe vraiment, et qui ont déjà l'accroche marketing toute trouvée.

2) une vaste terre d'arnaque, où des merdes commerciales formatées par des maisons de disques viennent s'y faire une crédibilité qu'il n'ont jamais eue. C'est le cas, par exemple de Lilly Allen , sensation fabriquée par EMI, et dont le single, dès son lancement a eu droit à son espace MySpace, en même temps que le titre était vendu déjà pour la pub.

Pitié, arrêtons de sortir ce portail comme la carte crédibilité ultime. Il est évident que cette petite pue le coup média facile à plein nez. Asceptisé, préformaté, bref aux antipodes de ce que devrait être une offre alternative sur le net.

Et quand je pense qu'on a réveillé Janis Joplin pour la comparer à ce tas de boue. Réécoutez Summertime, et ne vous laissez pas gruger par les majors.

Ecrit par : Gonzo Bonzo | 25/09/2006